Ayla et Göktail ont développé leur amour non par un regard, mais par les premiers mots qu’ils ont partagés. Ils exercent tous les deux en tant que professeurs, animés par la volonté de partager leur expertise, mais également par une passion pour la liberté et l’ouverture d’esprit.
Suite à sa signature sur une pétition en faveur de la liberté d’expression, Göktail a été extrait de chez lui au milieu de la nuit et jeté en prison. Ayla demeure figée, tenant leur petite fille dans ses bras. Elle espère qu’il s’agit d’un malentendu. De façon similaire à un deuil, elle passera à travers le déni, puis ressentira une colère qui se tournera indifféremment vers son mari et vers ceux qui les condamnent à cette réalité ! Vient ensuite le choc dévastateur, puis la récupération active de ses valeurs personnelles et de celles qui ont entraîné l’incarcération de Göktail. Elle ne désire plus être complice par son apathie et sa crainte du chaos. À travers de belles rencontres, elle prend conscience que la résistance s’organise et constitue une source d’encouragement et de puissance.
Même si le livre est bien rédigé et les événements relatés sont captivants, il m’a manqué une note d’émotion pour me plonger davantage dans la narration de cette famille. Trop de longueurs au commencement du récit, tandis que l’évolution d’Ayla vers le côté contestataire est plutôt rapide.
CITATION
» Ils peuvent tout m’enlever, mais jamais mon silence. »
NOTE
