Abigaïlle grandit dans un foyer difficile avec un père agressif et une mère passive, mais elle trouve du réconfort et un soutien précieux auprès de son grand frère, Gabriel. Lorsque ce dernier croise le chemin de Zoé, une femme pleine de vie, c’est une véritable étincelle entre eux. Néanmoins, leur amour doit surmonter des épreuves liées à des secrets du passé, y compris les blessures que Gabriel a subies en protégeant sa sœur.
Marie Vareille sait vraiment sublimer les sujets difficiles, et sa dernière œuvre « La dernière allumette » ne fait pas exception. Ce livre aborde avec une délicatesse touchante les violences faites aux femmes et les répercussions sur l’ensemble de la famille. Elle dépeint avec finesse le schéma répétitif de ces situations, les enfants pris au milieu de ce tourbillon. Grâce à sa douceur et sa subtilité, on se laisse emporter par l’histoire sans jamais tomber dans la dérive. Elle parvient néanmoins à éveiller les consciences sur ce drame souvent dissimulé dans les foyers, tout en mettant en lumière les justifications que l’on trouve parfois pour excuser le bourreau.
Ce livre m’a profondément touchée, et je termine cette lecture avec une grande émotion.
CITATIONS
-« D’une manière ou d’une autre, il réussit à lui faire croire que sa violence à lui, est de sa faute à elle, et cette culpabilité entretient ses doutes et détruit la confiance en elle dont elle aurait besoin pour décider de le quitter. »
-« Pour se sortir de la prison de la violence, il ne faut pas uniquement de l’argent, il faut de l’aide, il faut la patience et la compassion des autres. »
NOTE
