A l’âge de quatorze ans, Alice se voit contrainte par ses parents d’entrer dans un établissement psychiatrique, un refuge pour soulager ses tourments liés à l’anorexie. Nous l’accompagnerons à travers les méandres de ses incertitudes et de ses souffrances, tout en célébrant les liens qu’elle tisse avec d’autres adolescents, aussi désireux qu’elle de trouver leur voie vers la guérison.
Ce roman inaugural, d’une intensité remarquable, se compose de termes acérés, de ressentiment et de douleur. Les problématiques explorées dans cette œuvre sont multiples et englobent des sujets tels que le secteur médical, l’anorexie, la mutilation volontaire et la schizophrénie, entre autres.
Ce livre ne se laisse guère appréhender sans discernement, tant ses thématiques, empreintes de sensibilité, pourraient déstabiliser certains esprits fragiles. Toutefois, pour ma part, il représente un témoignage crucial pour appréhender les réflexions d’une adolescente en souffrance et faciliter la compréhension de l’anorexie ainsi que des modalités d’expérience que les individus peuvent en avoir.
Il est délicat d’affirmer si j’ai aimé ou non néanmoins, je sais avec certitude que cette lecture ne s’effacera pas de ma mémoire.
CITATIONS
-« On ne s’habitue jamais à la souffrance, elle est à chaque fois différente , chaque fois terrifiante.La douleur est un poison .Elle corronpt les jours et les nuits .C »est l’expérience du présent dans sa plus féroce intensité. »
-« L’impuissance d’une mère face à la souffrance de son enfant est un naufrage qui ne connaît aucun rivage. »
-« Le cœur retient tout. Il doit y avoir une sorte de trappe sous le plancher de l’aorte, où l’on enferme les mauvais souvenirs mais qui parfois, à cause d’un mauvais coup, d’un mot ou d’une odeur, s’ouvre et relâche les traumatismes comme des bêtes sauvages. »
NOTE
