Après son premier ouvrage Juste une fois pour essayer, Élodie Garnier revient avec un nouveau livre intitulé Je m’attendais à tout sauf à nous. Dans ce récit, on suit Élodie alors qu’elle tente de se reconstruire après le passage tumultueux de la tornade Sara dans sa vie. Bien qu’elle soit encore très attachée à Sara, elle essaie de surmonter cette relation éprouvante. C’est lors d’un voyage au Japon qu’elle fait une rencontre inattendue : Emmanuelle.
Emmanuelle a 35 ans et est maman d’un petit garçon issu de son premier mariage avec un homme d’affaires japonais. N’ayant pas la garde de son fils, elle fait souvent des voyages au Japon pour le rencontrer.
Élodie laisse tomber ses défenses et une nouvelle histoire se profile avec Emmanuelle. Celle-ci accepte totalement leur lien, et bien qu’il y ait des obstacles à franchir, tels que la présentation à ses parents ou à son fils, il est clair qu’Élodie recherchait ce type de relation : une connexion ouverte et partagée.
J’avoue avec un plaisir non dissimulé que ce deuxième volume m’a véritablement captivé. Il aborde l’amour tout en s’attardant sur l’homoparentalité, un sujet étrangement peu représenté dans la littérature. Le chemin complexe de la procréation médicalement assistée et le statut des parents, soumis à un regard sociétal qui refuse d’admettre la possibilité d’une vie de famille incluant deux mamans, constituent des thèmes d’une profondeur troublante
CITATIONS
- -« La vie nous emporte sans prévenir dans ses méandres. Tout va si vite. On est projeté, en une poignée de secondes, vers de nouveaux lieux à découvrir, des gens à rencontrer et des expériences à vivre. C’est peut-être cela qui la rend si excitante ».
- -« Quand la terre est sèche, on pense la source irrémédiablement tarie, pourtant il suffirait parfois de creuser un peu plus profond en soi pour que rejaillisse un geyser d’amour ».
- -« C’est un sentiment commun pour ceux qui manquent de confiance en soi : on présage le pire et l’on bâtit des murs, comme des obstacles pour se décourager »
NOTE
