Jusqu’ici, Suzie Morgenstern ne m’était connue que sous l’angle de son œuvre destinée à la jeunesse. J’avais parcouru, il y a fort longtemps, le sixième opus de cette autrice, mais ce souvenir s’estompe avec le temps.
L’écrivaine partage ici les méandres de son existence, façonnée tant par les aléas de ses exils que par les richesses qu’ils lui ont offertes. Elle nous confie, sans détour, la douleur qui l’a accompagnée à chaque étape de ses exils, mais cette lamentation se mue rapidement en simple observation. Elle se tourne alors vers l’allégresse, l’ironie, et même une certaine forme de folie, mais d’une folie tendre, cela va sans dire.
On ne peut que constater la douleur qui a jalonné son parcours, mais c’est grâce à son éducation raffinée, à son intelligence vive, et à son amour inconditionnel pour les livres et l’écriture, sans oublier la tendresse qu’elle porte à sa famille, qu’elle a pu traverser ces tempêtes. Cela confère à son « autobiographie » une aura résolument positive.
Ce fut un moment de lecture apaisant, où chaque mot résonnait tel un souffle d’inspiration vivifiant.
CITATIONS
- -« Qui est l’être heureux ? Celui qui se contente de ce qu’il a. »
- -« Est-ce que le but de la vie n’est pas de collectionner les regrets ? »
- -« il y avait de belles leçons aussi : « Garde la tête haute et souris. Tu t’e, fous de ce que l’on dit de toi. On parlera de toute façon, alors donne leur quelque chose à dire ».
- -« sœur rime avec cœur »
NOTE
