Ce roman de Dorothée Catoune est divisé en deux parties, toutes deux reliées par un seul personnage : Marie. Nous faisons la connaissance de Marie, une jeune femme, au moment où sa voiture se fait percuter juste devant la boulangerie où elle est entrée pour acheter du pain en laissant son petit garçon de 10 mois endormi à l’intérieur. Malheureusement, ce choc blessera Solal, et Marie se retrouvera complètement dévastée.
Au départ, chaque chapitre va nous présenter un personnage différent, et le seul point commun entre eux est d’avoir rencontré Marie à un moment de leur vie. Chacun y va de sa propre impression ou de son avis sur cette jeune femme. Mais finalement, qui sait vraiment qui est Marie ? J’ai vraiment aimé cette première partie où les témoignages se succèdent, nous donnant un aperçu de Marie à travers les yeux d’autrui, ce qui amplifie encore le mystère entourant sa personnalité !
Ensuite, Marie prend la suite et nous raconte sa vie avec les personnes qui ont témoigné dans la première partie, ainsi que différentes autres rencontres. J’ai trouvé cette partie un peu plus compliquée à saisir, car si dans la première partie, le mystère autour de Marie m’intriguait beaucoup, cette fois-ci son introspection ne m’a pas vraiment émue et j’ai eu un peu de mal à suivre ses décisions.
Pour résumer, ce livre se révèle être une œuvre unique qui démontre brillamment qu’il est essentiel de prendre le temps de connaître les autres avant de porter un jugement. Chaque personne vit des choses que l’on ne peut pas toujours deviner. Une agréable surprise, alliant intérêt et mélancolie.
CITATIONS
- « Il y a des gens qui traversent notre vie sans que cela nous marque, et il y a les autres. Ils peuvent être là durant des années, mais nous n’y prêtons pas attention. Puis, tout à coup, la lumière se fait. »
- « Papa m’avait expliqué qu’il fallait répondre aux imbéciles par le silence, et aux cons par la patience. »
- « Et le problème avec les souvenirs douloureux, c’est que ce sont eux les plus coriaces : ils collent à la peau comme un chewing-gum sous une chaussure. Quand on croit avoir réussi à les fuir, ils resurgissent, sans prévenir, alors qu’on recommençait à peine à marcher. »
NOTE
