Ce roman est le tout premier que je découvre de cette autrice, et je suis sûr que cela ne sera pas le dernier ! Sa manière d’écrire est vraiment délicate, poétique et bouleversante.
J’ai eu le plaisir de rencontrer Victoire, une personne qui lutte avec beaucoup de courage contre l’endométriose, cette maladie souvent méconnue. Elle a décidé de prendre du temps pour elle, s’éloignant de Paris pour se ressourcer dans un chalet au cœur de la forêt normande. Malheureusement, elle endure des douleurs quotidiennes et ses crises deviennent de plus en plus intenses. Quelles petites joies peut-elle encore savourer ? Cette maladie occupe une place tellement importante dans sa vie qu’elle lui pèse énormément.
Victoire nous dévoile son parcours, ses souffrances, ses craintes et ses désirs. Après une séparation douloureuse, cet homme continue de hanter son esprit, même si le temps passe. Mis à part Luce, sa chère confidente, elle peine à nouer des liens avec les autres et craint de revivre une trahison ou un abandon.
Victoire et Luce, deux femmes extraordinaires aux personnalités opposées ! Luce, toujours à l’écoute de son amie, fera tout pour lui redonner le sourire et l’empêcher de prendre des décisions irréparables. Avec son franc-parler et son humour, Luce apporte une belle touche de joie dans ce récit qui peut se révéler un peu sombre par moments.
Ce récit m’a vraiment touché et j’ai dû m’arrêter plusieurs fois en lisant pour respirer un peu. Le parcours de Victoire est plein de rebondissements, et elle va avoir besoin d’une belle dose d’espoir et de soutien pour peut-être retrouver la lumière au bout du tunnel.
CITATIONS
- « Mon hyperémotivité me met trop souvent à nu et ne me protège en rien face aux désillusions. »
- « Notre passé viendra toujours nous hanter, quoi que l’on fasse, que l’on vive, il fait partie de nous. Et c’est sacrément compliqué de vouloir l’oublier… »
- « Cet indéniable manque de confiance en moi me pousse à tout redouter, à me contenter du peu que je parviens à m’offrir à moi-même. Parce que le réel problème ne vient pas des autres mais de celle que je suis. Avec ses blessures, ses doutes, ses remises en question perpétuelles. Et cette piètre estime que je ressens doit forcément être vraie… Qui mieux que moi peut savoir ce que je vaux? »
- « Elle te montrera qu’il faut accepter ce par quoi tu es passée, cesser de te briser, que ton hypersensibilité n’est pas un fardeau mais un don. »
NOTE
