Ce roman est le troisième d’une série rédigée par Anna Stuart, mais il est possible de le lire indépendamment des précédents.
En 1945, Tasha, qui a alors 16 ans, quitte Auschwitz après avoir vécu plusieurs mois d’horreurs. Malheureusement, quelques semaines auparavant, elle a été séparée de sa mère et ignore où elle se trouve ou si elle a survécu. La jeune femme entreprend alors un processus de reconstruction. Malgré les conseils, de nombreux proches lui suggérant de passer à autre chose et de se concentrer sur elle-même, elle conserve espoir et souhaite un jour retrouver sa mère, à laquelle elle tient beaucoup.
Un roman soigneusement documenté, ancré dans des événements réels, qui porte son attention sur la période de l’après-guerre, en particulier sur les enfants ayant quitté les camps sans leurs famille. Ils auront la possibilité, progressivement, de retrouver une forme de vie enfantine dans le Lake District, en Angleterre. Bien que je sois habitué à lire des ouvrages sur cette période, je n’avais jamais abordé ce sujet auparavant, ce qui a piqué mon intérêt.
Pour prendre soin des orphelins, Alice se démarque en étant une femme engagée, mettant tout en œuvre pour offrir amour et tendresse à ces enfants. Elle est probablement le personnage qui m’a le plus ému.
Les différents chapitres sont racontés du point de vue de plusieurs personnages, notamment Tasha et Alice, ce qui rend le roman agréable à lire rapidement.
Un livre poignant qui m’a profondément ému et qui illustre que l’amour peut triompher de toutes les épreuves.
CITATIONS
« Ces enfants pouvaient être emmenés aussi loin des camps que possible, cependant les horreurs qu’ils y avaient vécues étaient de celles qui ne s’effacent pas. »
« La culpabilité est une émotion terrible, surtout lorsqu’elle ne peut trouver d’échappatoire. »
« Mais j’ai tendance à penser que la souffrance des autres ne contribue guère à atténuer la nôtre. »
« Ils ne peuvent pas nous détruire. Nous recevons des coups, mais nous nous relevons ; nous recevons des coups, mais nous guérissons ; chaque parcelle de leur haine, nous la combattons par notre amour les uns pour les autres. »
« L’amour est un cadeau dont on doit profiter. »
NOTE
