L’ouvrage relate l’histoire des femmes engagées dans la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale. Il détaille plus particulièrement le parcours de cinq d’entre elles : Lucie Aubrac, Geneviève de Gaulle, Mila Racine, Simonne Mathieu et Renée Davelly, dont les destins individuels ont contribué à marquer l’histoire.
La Résistance fut un effort collectif entrepris par toutes les personnes qui s’opposèrent au régime de Vichy et à l’Allemagne hitlérienne. Des femmes de divers horizons, âges et convictions ont risqué leur vie pour devenir des combattantes de la liberté. En réponse au régime de Vichy et aux nazis, ces cinq femmes ont initié des actions périlleuses, s’exposant à de sévères représailles.
Les femmes ont fait preuve d’un engagement précoce, manifesté par l’insoumission et le sacrifice, malgré l’absence de protection.
J’ai redécouvert les faits relatifs au régime de Vichy. En janvier 1943, Pierre Laval a créé une milice chargée de poursuivre résistants et Juifs, ce qui a conduit à de nombreuses arrestations ; plusieurs femmes de la résistance ont alors tenté de les secourir. Leur contribution a été déterminante dans le combat contre le nazisme et le régime de Vichy, même si la reconnaissance qui leur a été accordée après la guerre est restée insuffisante, sans qu’elles ne fassent nécessairement de demandes explicites. Le livre en question est très complet, il met en lumière le rôle essentiel des femmes dans la résistance et le recommande vivement à tout amateur de la Seconde Guerre mondiale.
Cet ouvrage offre une richesse documentaire significative, associant une valeur historique et esthétique notable. Il comprend une sélection de photographies, de correspondances, d’articles de presse anciens, de témoignages et d’autres documents d’époque.
CITATIONS
« L’engagement féminin dans la résistance paraît d’autant plus remarquable qu’il impliquait une double transgression. En tant que résistante, il fallait enfreindre l’ordre imposé par Vichy et les autorités allemandes – risque partagé avec les hommes qui choisissaient d’entrer en résistance. En tant que femme, il fallait remettre en cause sa propre fonction dans une société française éminemment rigide et inégale. Ces résistantes ont défendu une nation au sein de laquelle elles n’avaient même pas le droit de vote, comme si, d’un point de vue civique, elles n’avaient pas atteint la majorité. Et en défiant la place assignée à leur genre, elles ont affronté un défi supplémentaire qu’aucun résistant n’a connu. »
« Or, dans un pays vaincu, humilié et privé en partie de sa population masculine emmenée en captivité en Allemagne dès 1940, les femmes furent les premières à réagir et à initier un esprit de résistance. Et même, elles sont entrées en résistance avant les hommes, une précocité qui demeure largement ignorée aujourd’hui »
« Ces résistantes ont défendu une nation au sein de
laquelle elles n’avaient même pas le droit de vote
comme si, d’un point de vue civique, elles n’avaient pas atteint la majorité. »
NOTE
