De retour à elle dans une chambre d’hôpital, Rose entend les policiers lui révéler qu’elle avait cherché à se suicider.
Un grave accident de voiture laisse Rose amnésique. À son réveil, elle ne se souvient de rien, si ce n’est d’un nom et d’un numéro inscrits sur sa peau.
À des centaines de kilomètres de là, Aïda, auxiliaire de puériculture, a pris ses fonctions à la « Maison des Femmes » à Toulon. Il s’agit d’une structure dédiée à la prise en charge et à l’accompagnement des femmes victimes de violences et de leurs enfants.
L’essentiel de sa tâche consiste à prendre soin des plus jeunes lors du suivi des patientes. Elle fait preuve d’une remarquable adaptabilité, noue des liens affectifs avec les femmes qu’elle côtoie et ses collaborateurs. Elle y côtoie aussi un jardinier bénévole, musicien occasionnel, qui insuffle une atmosphère chaleureuse et réconfortante.
Bien que Rose et Aïda n’aient jamais partagé de moment ni de rencontre, leurs vies sont inextricablement liées. « Le jour où Rose a disparu » explore la violence subie par les femmes et leur résilience. Le roman dévoile une narration émouvante, peuplée de figures marquantes, à travers le suspense et l’énigme entourant Rose.
Le récit s’enrichit de la présence de Romain, Ophélie et Léo, qui y jettent chacun un éclairage singulier.
Dans ce roman choral à la charpente solide, Julien Sandrel déploie une intrigue captivante, ponctuée de retournements de situation, où les parcours individuels se télescopent et s’éloignent, avant que la concordance ultime des éléments n’éclaire le récit.
L’empathie, l’humanité profonde, le respect d’autrui et les messages éclairants de Julien Sandrel sont ce que j’apprécie le plus chez lui. Il nous enseigne des vérités fondamentales, comme l’importance de ne pas se fier aux apparences, ou encore que le désir d’avoir un enfant ne doit pas servir à consolider une relation amoureuse. Ces leçons d’humanité sont précieuses et doivent toucher le plus grand nombre ! Alors, plongez dans ce livre, laissez-vous imprégner par ses sagesses et partagez-les autour de vous.
Une fois de plus, un coup de cœur sincère. Julien Sandrel est un de mes auteurs de prédilection.
CITATIONS
» Je te souhaite d’être un homme qui ne mesure pas sa force en domination, mais en respect. Qui n’impose rien, mais écoute tout. Qui ne confond pas puissance et emprise, courage et brutalité, amour et possession »
« C’est prodigieux, ce pouvoir qu’ont les mots de transformer le réel, transfigurer les ombres et poétiser les fissures de l’âme. »
« On n’échappe jamais vraiment à la violence. Elle fragilise, elle crée des failles invisibles, elle façonne des blessures profondes, idéales pour ceux qui savent les repérer. Elle nous suit, nous rattrape, nous contraint. »
NOTE
