Billie a sept ans et vit avec son grand-père, dans un environnement qualifié de « milieu modeste ». Elle a perdu sa mère dans un accident de voiture à l’âge de quatre ans.
Le récit de Sophie Astrabie retrace les relations entre les personnages sur plusieurs années (Billie atteindra trente-deux ans à la clôture du roman), une période durant laquelle elles se transforment naturellement avec le passage du temps. Malgré des éloignements répétés, parfois sur plusieurs années, pour des motifs variés, et des existences distinctes, leurs chemins se croisent à nouveau, pas toujours sous le signe du hasard.
Ce roman de Sophie Astrabie, bien écrit et ponctué de touches d’humour typiques de l’auteure, raconte une jolie histoire, sans pour autant laisser une impression mémorable. L’auteur m’a particulièrement intrigué par un détail, pensant qu’il cachait une profondeur plus importante, mais le récit de Billie et Maxime, sans approfondir cette piste, m’a laissé le sentiment qu’il ne marquerait pas mon esprit.
Alors qu’il ne restait que peu de pages, le détail qui m’avait marqué refit surface, révélant une tournure des événements des plus marquantes.
CITATIONS
« On sait tous à quoi servent les belles histoires : à cacher les moins belles. »
« Je n’ai peut-être que 11 ans mais j’ai compris que les adultes font aussi comme ils peuvent. Que les silences se posent sur les douleurs inavouables. »
« C’est quoi, être adulte ? La fin de l’enfance ? »
« Et puis la vie reprend. Parce qu’il n’y a rien à faire. Parce qu’il n’y a rien à faire d’autre que de la reprendre là où elle ne s’est pas vraiment arrêtée. »« Comme tous les jours, j’essaie de faire le tour du chêne avec mes bras. J’ai le sentiment que le jour où jarriverai à l’enlacer complètement, je serai assez grande pour partir. »
NOTE
