Au cœur de l’Italie des années 50, l’histoire suit Marisa, confrontée à une grossesse non désirée après l’abandon de son petit ami. Ses parents, soucieux de la réputation familiale, lui suggèrent d’épouser Stevio, l’apprenti du magasin, décrit comme un individu peu remarquable.
Un mariage arrangé, qui s’est révélé heureux et a donné naissance à deux enfants, est bouleversé par un drame survenu dans les années 80. Lors d’une sortie nocturne, la fille du couple, Betta, est victime d’un viol et d’un meurtre, laissant sa cousine Miriam dans l’ombre de cet événement. La vie de la famille prend alors un tournant marqué par une période difficile avant de connaître un renouveau.
Ce livre m’a profondément marqué. Il examine avec une tendresse émouvante ce qui subsiste lorsque tout est instable et suggère que survivre peut parfois signifier trouver une nouvelle manière de fonctionner. Les personnages se montrent authentiques et faciles à apprécier. Chacun, à sa façon, gère sa vie comme il le peut, avec ses traits distinctifs, ses particularités, ses points forts et ses points faibles, tout comme nous.
Le texte est caractérisé par sa puissance, les mots étant choisis avec une ouverture d’esprit notable. L’autrice excelle dans la représentation fidèle de la psychologie de ses personnages. Je vous conseille de lire cette autrice si ce n’est déjà fait.
CITATIONS
« Quelques jours plus tôt encore, l’amitié trahie lui aurait déchiré le cœur ; désormais, elle sentait simplement que la désillusion l’avait vidée de toute force, y compris celle qui permet d’éprouver de la colère. »
« L’oubli. Le temps passait et c’était l’oubli qui affligeait Marisa Ansaldo. C’étaient ces moments où la douleur devenait plus impalpable et laissait filtrer la normalité, comme la lumière perce à travers un tissu élimé. Le plaisir spontané que procurait l’odeur du pain tout juste sorti du four, le réconfort d’une tasse chaude entre les mains par un froid matin d’hiver. »
« Dans toute cette histoire, il y avait beaucoup à apprendre sur les effets de la douleur sur l’âme. »
« Il y avait du vrai dans ce qu’elle disait : leur désespoir les avait happés, détournés de tout le reste, enfermés dans une souffrance égoïste qui avait tracé des frontières étroites dans lesquelles il n’y avait place pour rien d’autre, pour personne d’autre. »
NOTE
