Reine exerce dans le domaine de la communication. Elle élève seule son fils de 17 ans, sans lui avoir jamais révélé l’identité de son père. Jusqu’ici, sa vie semblait stable. Cependant, un déplacement professionnel à Saint-Malo vient bouleverser cet équilibre : elle doit collaborer avec l’entreprise « Des Quatre Coins du Monde ». Sur place, elle tombe à nouveau sur Nicolas, l’homme qui l’avait quittée pour une autre femme, sans savoir qu’elle était enceinte à l’époque. Elle y fait également la rencontre de Pacôme, son associé et ami. Piégée dans ses propres non-dits, Reine se retrouve perdue, tiraillée entre son passé, ses responsabilités et les conséquences de ses mensonges envers son fils, Nicolas et son entourage.
Qui peut vraiment prétendre ne rien cacher au sein de sa vie familiale ? Sans doute personne. Et même si certains s’en défendent, les secrets existent bel et bien. Ils finissent toujours par refaire surface, ces confidences encombrantes, parfois admirables, parfois destructrices, que l’on a gardées pour se protéger soi-même ou préserver ses proches.
À notre époque, bien des choses ont évolué par rapport au milieu du siècle dernier et notre regard sur ces non-dits s’est affiné. Pourtant, les secrets continuent d’exister et de peser sur les histoires personnelles.
Reine va devoir y faire face, alors qu’elle a construit sa vie avec soin, cherchant à offrir à son fils un cadre stable et à en faire un jeune adulte épanoui. Mais c’est sans compter sur la plume de Agnès Martin Lugand, qui donne vie à des personnages solides et nuancés, capables de traverser une période troublée avant de retrouver leur équilibre.
Je me suis complètement laissée emporter par ces personnages, auxquels on s’attache très rapidement. Au fil des pages, on voyage, on découvre Saint-Malo , on rit, on pleure, on s’emporte, pour finalement laisser place à la compassion.
CITATIONS
« Je ne savais plus où j’étais, je ne savais plus dans quel monde je vivais. Je ne savais plus ce que je devais faire. »
« Aimer d’amour. Aimer un homme. Aimer une femme. Un jour, on perd cet être aimé, désiré, avec une séparation, avec la mort. Et ça fait mal, ça fait toujours mal, ça arrache un bout de soi. »
« Certaines choses, certaines personnes laissent des traces indélébiles, qu’on croit pourtant avoir enfouies au plus profond de soi. »
« N’oublie jamais qu’il y a toujours une histoire à créer, à se raconter. Ouvre les yeux, cette histoire est peut-être à portée de main… «
NOTE
