Pierre-Marie Sotto, écrivain reconnu mais en manque d’inspiration, reçoit un jour une imposante enveloppe accompagnée d’un courriel de la personne qui la lui a envoyée. Cette lectrice, nommée Adeline Parmelan, lui demande expressément de ne pas ouvrir l’enveloppe.
Intrigué, il respecte sa demande et une correspondance électronique s’installe peu à peu entre eux. Au fil de leurs échanges, un climat de confiance se crée. Leurs messages, chaleureux et sincères en apparence, les amènent à se confier mutuellement.
Pierre-Marie évoque son existence mouvementée, marquée par ses relations amoureuses, sa grande famille et ses interrogations personnelles. De son côté, Adeline décrit une vie monotone et mélancolique, qu’elle supporte grâce à une certaine distance face aux événements. Cependant, leurs confidences ne sont pas toujours totalement véridiques, chacun dissimulant quelques aspects de sa réalité.
Par la suite, plusieurs proches de l’écrivain interviennent dans l’histoire. Méfiant, Pierre-Marie cherche à découvrir qui est réellement Adeline et tente d’obtenir des informations sur elle. Il se demande notamment si elle ne serait pas une ancienne compagne cachant sa véritable identité.
La scène qui m’a le plus marqué est celle où il raconte dans quelles circonstances il a rédigé le roman qui lui a valu le prestigieux Prix Goncourt. Ce passage est particulièrement intéressant, car il révèle les coulisses de sa création littéraire et permet de mieux comprendre le personnage.
Une touche humoristique anime l’ensemble de l’œuvre, les deux héros affichant une distance moqueuse à l’égard d’eux-mêmes et de leur situation.
Un livre parfait pour déconnecter et se détendre, que ce soit en vacances, à la plage ou dans le train. Même si la conclusion m’a légèrement déçue, j’ai vraiment apprécié la compagnie de Pierre-Marie et Adeline au fil du roman.
CITATIONS
« Même si on ne rattrape jamais le temps perdu, on peut décider de ne plus en perdre. »
« Ce qui me touche et me séduit dans les livres, les films, le théâtre, plus que les histoires elles-mêmes, c’est ce qui les habille. La façon dont on me les raconte, leur texture, le tissu dont elles sont tissées, leur grain comme on dit en photographie. Et ce grain-là, je le trouve dans vos mots, Adeline. Vos histoires me plaisent, et votre manière de me les raconter aussi. »
« Au fait, connaissez-vous la définition d’un ami ? C’est quelqu’un que vous pouvez appeler à 3 heures du matin pour lui dire : je crois que j’ai fait une très grosse bêtise, peux-tu venir avec une bâche et une pelle ? Et il vient. »
NOTE
