J’ai refermé C’est l’histoire d’un amour complètement chamboulée. Charlie et Côme, c’est cette histoire qu’on croise une fois dans sa vie de lectrice, un amour né lors d’un réveillon 1993 entre deux ados de 14 ans qui n’auraient jamais dû se rencontrer : elle à Paris, lui en Bretagne. Leurs mères ont l’idée de se revoir chaque année à cette même date, et ce rendez-vous devient leur unique bulle. Pas de portable à l’époque, juste des lettres et quelques appels espacés, et ce temps qui n’en finit pas entre deux réveillons.
Ce qui m’a le plus touchée, c’est le quotidien de Charlie, loin d’être facile : une relation mère-fille toxique, étouffante, puis un départ forcé pour New York après la séparation de ses parents. Côme, lui aussi, s’éloigne. Et pourtant, malgré les années, les autres histoires, les tentatives de s’oublier, rien n’y fait, ils ne s’effacent jamais vraiment l’un l’autre. Ça pose cette question qui m’a hantée pendant toute ma lecture : comment fait-on les choix de sa vie quand on doit renoncer à son âme sœur ?
Isabelle Lagarrigue m’a fait vivre de vraies montagnes russes d’émotions. Sa construction narrative, originale, happe complètement : on ressent l’espoir, l’attente, l’envie, le malaise, jusqu’aux papillons du tout premier instant. Pour moi, c’est clairement son roman le plus abouti, le plus beau. Un immense coup de cœur.
Est-ce que cette histoire se termine comme dans les contes de fées ? Je ne vous le dirai pas, à vous de le découvrir. Des personnages que je n’oublierai pas de sitôt, et une autrice au sommet de son art.
CITATIONS
C’est quand on ne peut plus faire certaines choses qu’on se rend compte de tout ce qu’on pouvait faire.
Respecter les demandes de l’autre, c’est une preuve d’amour.
Plus tard il sera trop tard.
N’allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n’y a pas de chemin et laissez une trace.
NOTE
