Comment tenir le coup quand, sans le moindre signe avant-coureur, celui qui partageait votre quotidien plie bagage et disparaît de votre vie ?
C’est face à cette question que se retrouve Maya lorsque son mari la quitte, sans prévenir. Une rupture d’autant plus violente qu’elle n’avait rien vu venir des lézardes qui minaient leur couple. À quel instant précis se sont-ils perdus de vue l’un l’autre ? Quels non-dits, quelles routines, quelles vieilles blessures ont fini par ouvrir un gouffre entre eux ? Et surtout, quelle est la vraie raison de son départ ?
En l’espace d’une nuit, Maya doit affronter seule une vie déjà surchargée : élever trois garçons, dont un nourrisson de quinze mois, gérer les allers-retours à l’école, le boulot, la maison, les courses, le linge… tout ça avec une peine immense qui s’infiltre dans chaque recoin de son existence. Sous une façade souriante, elle lutte pour ne pas s’effondrer, même quand tout vacille autour d’elle.
Par chance, elle peut compter sur du soutien. Son frère, aussi imprévisible qu’attachant, ainsi que son cercle d’amies, constituent un véritable rempart protecteur. Leur soutien, leur légèreté et leur tendresse viennent éclairer les périodes les plus difficiles.
Maya incarne un personnage d’une grande authenticité, souvent émouvant dans ses doutes. Elle a pour habitude de laisser les événements choisir à sa place, de fuir les décisions compliquées, d’attendre que l’existence lui montre le chemin. Mais quand son monde s’écroule, elle n’a plus le choix : elle doit se transformer et apprendre à devenir maîtresse de sa propre vie.
Entre éclats de rire, larmes, doutes profonds et lueurs d’espoir, ce livre aborde avec finesse les tourments liés à une séparation, le poids invisible porté par les parents célibataires, et la puissance des liens qui permettent de se relever. Un récit touchant et authentique qui résonnera chez tous ceux qui se sont un jour interrogés sur la façon de continuer à avancer lorsque leur existence ne correspond plus à celle qu’ils avaient imaginée.
Un immense ❤️ pour ce roman.
CITATIONS
Finalement je ne voudrais rien effacer car tout ce qu’il me fallait, c’était moi.Et c’est avec des ratures que je me suis trouvée.
Il y a un fossé immense entre ce dont nous sommes capables et ce que notre esprit nous permet de réaliser selon son bon vouloir.
Le bonheur c’est pas grand chose, c’est juste du chagrin qui se repose.
Evacuer une émotion, quelle quelle soit, c’est la meilleure façon de la maîtriser. Si on la garde en soi, elle gronde et peut parfois faire des ravages.
NOTE
