Inès entame un voyage de départ, abandonnant son ancienne vie, son domicile et son époux, dans la quête d’un lieu qui lui appartienne, un refuge. Sa démarche vise à se replacer au cœur de son existence, avec la nuance, qu’atteindre son moi profond peut nécessiter une interaction avec autrui.
L’ouvrage propose une exploration des sentiments et une remise en question personnelle, à l’instar d’Inès, concernant le chemin parcouru et les aspirations. Il traite des incertitudes, de la transmission de valeurs et de la recherche de sa place dans la société.
Il s’agit également d’un hommage significatif à toutes les personnes qui, à un moment donné, décident de se lancer et de s’adonner à leurs envies et à leurs besoins.
Cette écriture se révèle belle et plaisante. Des passages se révèlent particulièrement touchants, et on observe un changement par rapport aux travaux antérieurs de l’auteure, une sensibilité accrue se dégageant ainsi qu’un message.
L’histoire de ce roman est engageante et porteuse d’espoir. La complexité du parcours d’Inès, ponctuée par des doutes et des périodes de faiblesse, a été un point fort. L’exploration progressive des motivations de sa fugue, et finalement la compréhension de celles-ci, a contribué à l’appréciation globale du récit.
CITATIONS
« Certains rêvent leur vie et d’autres vivent la vie de leur rêve. »
« Tu sais, ce qui compte, Inès, ce n’est pas ce qui t’arrive, mais comment tu réagis à ce qui t’arrive. Là, tu fuis plutôt que de demander de l’aide. Comment veux-tu apprendre ? Comment penses-tu avancer ensuite ? »
« Parfois, dans la vie, c’est comme ça, on ne peut rien faire de plus. On ne peut pas tout changer, pas changer tout le monde. Alors on fait ce qu’on peut, avec les cartes que l’on a. »
« Tous les matins du monde ne suffisent pas, si on ne peut plus rire, espérer, rêver. »
NOTE
